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Escale HistoireVoyage dans le temps
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CM2 · La France dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) · Époque contemporaine

Vivre et combattre
dans les tranchées

De 1915 à 1917

Hiver 1915. Sur le front, plus rien ne bouge. Sous la terre, des millions d’hommes vivent dans des fossés de boue, à quelques dizaines de mètres de l’ennemi.

Comment les poilus vivent-ils, combattent-ils et tiennent-ils dans les tranchées ?

Reconstitution illustrée

Pour entrer dans l’escale

La vidéo des tranchées

La vidéo ne s’affiche pas ? La regarder sur YouTube (4 min 18). Musique : « Sad Trio », « Dark Times » et « Gymnopédie n° 1 » (Erik Satie), interprétés par Kevin MacLeod (incompetech.com), licence CC BY 4.0.

Fin 1914Le front ne bouge plus : 700 km de tranchées, de la mer du Nord à la Suisse.
Tous les joursLa boue, le froid, les rats et les poux : la dure vie des poilus.
L’attaqueLes obus, puis l’assaut au coup de sifflet, face aux barbelés et aux mitrailleuses.
Avril 1915Une arme nouvelle : les gaz. Il faut porter un masque.
21 février 1916Les Allemands attaquent Verdun.
1916La Voie sacrée ravitaille Verdun. Dix mois de combats.
Pour tenirLes lettres, les colis, les objets et la permission.
Après la vidéo, on en parle
  1. Combien de kilomètres mesure le front ?
  2. Qu’est-ce qui rend la vie dans la tranchée si difficile ?
  3. Que se passe-t-il au coup de sifflet ?
  4. Quelle bataille commence le 21 février 1916 ?
  5. Qu’est-ce qui aide les poilus à tenir ?

Étape 2 · Je lis l’Histoire

La vie et la mort dans les tranchées

Découvre l’essentiel en cinq parties illustrées. Tu peux lire chaque page ou écouter sa narration.

Printemps 1915, une tranchée française vue de l’intérieur : des murs de planches et de branches, des sacs de terre, un soldat qui creuse, un autre qui guette.
Reconstitution illustrée
Partie 1 sur 5

S’enterrer pour tenir

À la fin de 1914, les armées ne peuvent plus avancer. Pour se protéger des balles et des obus, les soldats creusent des tranchées : de longs fossés profonds comme un homme, reliés par des couloirs appelés boyaux. Le front s’étend sur plus de sept cents kilomètres, de la mer du Nord à la Suisse. Devant chaque tranchée, on déroule des barbelés. En face, parfois à quelques dizaines de mètres, les Allemands ont fait la même chose. Entre les deux, personne ne peut passer sans risquer la mort.

Questions pour la classe
  1. Que font ces soldats ?
  2. Pourquoi la tranchée est-elle si profonde ?
Audio
Hiver 1915-1916, dans une tranchée boueuse : des soldats barbus, des couvertures sur les épaules, mangent et se reposent ; un rat sur une planche ; un soldat arrive avec la soupe.
Reconstitution illustrée
Partie 2 sur 5

La vie des poilus

On appelle les soldats français les poilus. Ce mot voulait dire « courageux », et ils n’ont pas souvent le temps de se raser. Leur vie est très dure. Quand il pleut, la tranchée devient un fleuve de boue. En hiver, ils grelottent ; en été, ils ont soif. Les rats courent partout, les poux les dévorent. La nuit, des soldats vont chercher la soupe à l’arrière, mais elle arrive souvent froide. Après quelques jours en première ligne, les poilus vont se reposer un peu plus loin, puis ils remontent.

Questions pour la classe
  1. Qu’est-ce qui rend la vie des soldats si difficile ?
  2. Que porte ce soldat ?
Audio
1916, une attaque : des soldats en bleu horizon et casque d’acier sortent de la tranchée par des échelles ; un officier siffle ; devant eux, des trous d’obus et des barbelés.
Reconstitution illustrée
Partie 3 sur 5

L’attaque

Avant une attaque, les canons tirent des milliers d’obus pendant des heures. Puis, au coup de sifflet, les soldats sortent de la tranchée et courent vers l’ennemi : c’est l’assaut. Mais les barbelés les arrêtent et les mitrailleuses tirent sans arrêt. Beaucoup tombent en quelques minutes, pour gagner seulement quelques mètres. En 1915 apparaît une arme nouvelle : les gaz, qui brûlent les yeux et les poumons. Il faut porter un masque. Beaucoup de soldats reviennent blessés, parfois défigurés : on les appellera les « gueules cassées ».

Questions pour la classe
  1. Pourquoi est-il si difficile d’avancer ?
  2. Qu’est-ce qui protège les soldats ?
Audio
Printemps 1916, sur la Voie sacrée : une longue file de camions militaires roule dans les deux sens ; des soldats territoriaux jettent des cailloux sur la route pour la réparer.
Reconstitution illustrée
Partie 4 sur 5

Verdun, 1916

Le 21 février 1916, l’armée allemande attaque Verdun, une ville fortifiée de l’est de la France. Pendant des heures, des obus tombent sur les soldats français. Les forts sont perdus, puis repris. Le général Pétain organise la défense. Jour et nuit, des milliers de camions roulent dans les deux sens sur la seule route qui mène à Verdun : on l’appelle la Voie sacrée. La plupart des soldats français viennent s’y battre, chacun à son tour. Après dix mois de combats, Verdun n’est pas tombée, mais plus de 300 000 soldats français et allemands sont morts.

Questions pour la classe
  1. Que transportent ces camions ?
  2. Pourquoi cette route est-elle si importante ?
Audio
La nuit, dans un abri sous la tranchée : un soldat écrit une lettre à la lueur d’une bougie ; une photo de famille est épinglée à une poutre ; un colis ouvert sur une étagère.
Reconstitution illustrée
Partie 5 sur 5

Écrire pour tenir

Pour supporter cette vie, les poilus écrivent. Chaque jour, des millions de lettres partent du front ou y arrivent. Les soldats racontent leur vie, rassurent leur famille, demandent des nouvelles des enfants et des récoltes. Mais un contrôle lit une partie des lettres : ils ne peuvent pas tout dire. Les familles envoient des colis avec du chocolat, du tabac ou des chaussettes chaudes. Certains soldats sculptent des objets dans des douilles d’obus. Et, quelques jours par an, une permission leur permet de rentrer chez eux.

Questions pour la classe
  1. À qui écrit ce soldat ?
  2. Que peut-il raconter ? Que doit-il cacher ?
Audio

Les mots de l’escale

Clique sur un mot : sa définition s’affiche en grand sous les boutons.

Tranchée

Un long fossé creusé dans la terre, profond comme un homme, où les soldats s’abritent des balles et des obus.

Retrouve les bonnes paires

Clique sur un mot, puis sur sa définition. Chaque paire réussie reçoit sa propre couleur et le même numéro.

Série A0 / 5 associations
Série B0 / 5 associations

0 association réussie sur 10

À retenir : le repère du programme : 1914-1918, la Première Guerre mondiale. Et sa grande bataille : Verdun, du 21 février à décembre 1916.

Étape 3 · Dans la tranchée

Dans la tranchée

Voici une tranchée française en 1916, coupée comme une maquette : à gauche l’arrière, à droite les lignes allemandes. Retrouve ses huit lieux.

J’explore · La grande image

Retrouve les huit lieux de la tranchée

Fais glisser chaque étiquette dans la case numérotée du bon endroit, ou touche une étiquette puis la case. Quand tout est juste, chaque lieu s’explique sous l’image.

Coupe d’une tranchée française en 1916 : à gauche le poste de secours au drapeau à croix rouge, au centre le boyau en zigzag et l’abri souterrain où dorment des soldats, puis la tranchée de première ligne avec ses sacs de terre et un guetteur au périscope, les barbelés et, à droite, le no man’s land plein de trous d’obus.
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Reconstitution illustrée

1. La tranchée de première ligne

La plus proche de l’ennemi. Les soldats y restent quelques jours, prêts à tirer, debout sur une marche.

2. Les sacs de terre

Empilés devant la tranchée, ils forment le parapet et arrêtent les balles.

3. Le guetteur et son périscope

Il surveille l’ennemi sans lever la tête, grâce à un périscope fait de deux miroirs.

4. Le boyau

Un couloir en zigzag qui relie les tranchées à l’arrière. Par là passent la soupe, les blessés et les relèves.

5. L’abri

Une pièce creusée sous terre, avec des poutres, pour dormir et se protéger des obus. Les poilus l’appellent la « cagna ».

6. Les barbelés

Des fils de fer à pointes, déroulés la nuit devant la tranchée pour arrêter l’ennemi.

7. Le no man’s land

« La terre d’aucun homme » : l’espace entre les deux tranchées, plein de trous d’obus remplis d’eau.

8. Le poste de secours

Les brancardiers y apportent les blessés ; on les soigne avant de les envoyer à l’hôpital.

Questions pour la classe
  1. Où les soldats dorment-ils ?
  2. Pourquoi le boyau fait-il des zigzags ? (Un obus qui tombe dans un couloir droit fait plus de victimes.)
  3. Pourquoi personne ne traverse-t-il le no man’s land ?
Je m’entraîne · L’uniforme

Habille le poilu de 1916

Fais glisser chaque pièce de l’équipement au bon endroit sur la silhouette. Quand tout est juste, compare-le au soldat de 1914.

Un soldat français de 1914 : képi, capote bleue, pantalon rouge, fusil et sac.
1914Képi, pantalon rouge
Un poilu en uniforme bleu horizon avec un casque d’acier.
Dès 1915Casque d’acier, bleu horizon
Qu’est-ce qui a changé, et pourquoi ? Le pantalon rouge se voyait de très loin : le bleu horizon, gris-bleu, se confond avec le ciel et la brume. Le képi en tissu ne protégeait pas la tête : le casque d’acier arrête les éclats d’obus. Et depuis 1915, chaque soldat garde un masque contre les gaz.

Étape 4 · Verdun, 1916

Verdun, 1916

Le 21 février 1916, l’armée allemande attaque Verdun. La bataille va durer dix mois. Clique sur les quatre étapes pour la suivre sur la carte.

J’observe · La carte animée

La bataille de Verdun en quatre étapes

la MeuseFRANCEfort de Douaumontfort de Vaux21 février 1916VerdunBar-le-Duc

Étape 1 · 21 février 1916

À l’aube, plus de mille canons allemands bombardent les lignes françaises au nord de Verdun pendant neuf heures. Puis les soldats allemands attaquent (flèches grises).

Questions pour la classe
  1. D’où vient l’attaque allemande ?
  2. Pourquoi les Allemands bombardent-ils avant d’attaquer ?
Attaques allemandesLe frontLa Voie sacréeZone tenue par l’AllemagneUn fort

Carte redessinée pour Escale Histoire (contours Natural Earth), d’après les cartes historiques de la bataille de Verdun ; les lignes du front sont simplifiées.

Je m’entraîne · La carte

Je complète la carte de Verdun

Fais glisser chaque nom dans sa case. Aide : la rivière est en bleu, la route en jaune, le fort est un losange.

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Je m’entraîne · Les chiffres

Verdun en quatre chiffres

Fais glisser chaque chiffre sous ce qu’il veut dire.

Le début de la bataille

La durée de la bataille

Les soldats morts, français et allemands

Les camions qui roulent chaque jour sur la Voie sacrée

Questions pour la classe
  1. Pourquoi dit-on que Verdun est une bataille terrible et presque inutile ?
  2. Pourquoi les soldats français disent-ils qu’ils sont « tous passés par Verdun » ?

Étape 5 · Lettres et objets du poilu

Lettres et objets du poilu

Pour tenir, les poilus écrivent à leur famille et fabriquent des objets. Lis, ou écoute, la vraie lettre d’un soldat qui revient de Verdun.

Je lis · Un vrai témoignage

La lettre de Gaston Biron à sa mère

Samedi 25 mars 1916 (après Verdun)

Ma chère mère,

Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer, je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant ; pense donc, nous sommes montés mille deux cents et nous sommes redescendus trois cents […].

Oui, ma chère mère, nous avons beaucoup souffert […] : huit jours sans boire et presque sans manger […] ; ah ! j’ai bien pensé à vous tous durant ces heures terribles, et ce fut ma plus grande souffrance que l’idée de ne jamais vous revoir.

[…] Plus de rires, plus de gaieté au bataillon […].

Tu as raison de prier pour moi, nous avons tous besoin que quelqu’un prie pour nous […].

Ton fils qui te chérit et t’embrasse un million de fois.

Gaston

Dessin au crayon : un poilu en bonnet écrit une lettre à la lueur d’une bougie.
Un poilu écrivant, dessin de Pierre Perrin, agent de liaison et artiste au front, 1916 · BnF, domaine public.
Audio

Qui est Gaston Biron ? Un soldat de 29 ans en 1914, seul garçon d’une famille de sept enfants. Il attend sa permission pendant plus de deux ans. Blessé le 8 septembre 1916, il meurt trois jours plus tard à l’hôpital de Chartres.

Extraits d’une lettre authentique publiée dans Paroles de poilus (1998). Les passages trop durs pour la classe sont coupés : […]. L’orthographe est celle de la lettre.

Je comprends la lettre

À qui Gaston écrit-il ? Quand ?

À sa mère, le 25 mars 1916, juste après être revenu de Verdun.

Combien de soldats de son bataillon sont revenus ?

Trois cents sur mille deux cents : les trois quarts ont été tués, blessés ou faits prisonniers.

De quoi a-t-il souffert ?

De la soif, de la faim, du manque de sommeil et surtout de la peur de ne jamais revoir sa famille.

Pourquoi les lettres ne racontent-elles pas toujours tout ?

Un contrôle lit une partie des lettres, et beaucoup de soldats ne veulent pas inquiéter leur famille. Gaston, lui, dit la vérité à sa mère.

Je m’entraîne · Les objets

À quoi sert cet objet ?

Fais glisser chaque objet devant son usage.

Le gobelet en métal pour boire le café, la soupe ou le vin.

Une gourde accrochée à la ceinture, pour transporter l’eau ou le vin.

Portée au poignet, elle permet de reconnaître un soldat blessé ou tué.

Il protège les yeux et les poumons contre les gaz.

Fabriqué par un soldat avec une cartouche, pour allumer une bougie ou une pipe.

Une douille d’obus décorée par un soldat, en souvenir ou pour l’offrir à sa famille.

Questions pour la classe
  1. Pourquoi les soldats fabriquent-ils des objets ?
  2. Que contiennent les colis envoyés par les familles ?

Étape 6 · J’observe les traces

Quatre documents de 1916

Ces documents datent tous de 1916, l’année de Verdun. Clique sur une image pour l’ouvrir en grand. « Voir la réponse » affiche les détails directement sur le document.

Document 1 · Photographie · 1916

Le « jus » en première ligne

Le 6 janvier 1916, un photographe de l’agence Meurisse, à Paris, publie cette photo prise dans une tranchée de première ligne. En hiver, les soldats ont froid et se réchauffent avec le « jus », le café.

Question

Que font les soldats ? Quels objets reconnais-tu ?

Consulter la source originale ↗

Agence Meurisse, 6 janvier 1916 · Bibliothèque nationale de France · domaine public.

Document 2 · Carte-photo · 1916

Les camions de Verdun

Cette photographie a été collée sur une carte, avec une légende écrite à la main : « Dans la région de Verdun. Un interminable convoi de camions transportant des munitions aux premières lignes françaises ».

Question

Que transportent ces camions ? Pourquoi sont-ils si nombreux ?

Consulter la source originale ↗

Fonds Lafond, Université de Caen Normandie · domaine public.

Document 3 · Photographie aérienne · 1916

Le fort de Douaumont vu d’avion

Pendant la guerre, des avions photographient les lignes ennemies. Cette photo allemande de 1916 montre le fort de Douaumont, le plus grand fort autour de Verdun, pris par les Allemands le 25 février 1916.

Question

Quelle forme a le fort ? Que vois-tu autour ?

Consulter la source originale ↗

Service photographique de l’armée allemande, 1916 · domaine public.

Document 4 · Affiche · 1916

« On les aura ! »

À l’automne 1916, l’État demande aux Français de lui prêter leur argent pour payer la guerre : c’est un emprunt. Le dessinateur Abel Faivre réalise cette affiche, collée sur les murs de toute la France.

Question

Qui est représenté ? Que veut dire la phrase ? À qui l’affiche s’adresse-t-elle ?

Consulter la source originale ↗

Abel Faivre, 1916 · Bibliothèque nationale de France · domaine public.

Je m’entraîne · Les traces

Nature et date de chaque document

Pour chaque document, choisis sa nature et sa date. Aide : relis la légende de chaque document.

Document 1 : Le « jus » en première ligne

Nature
Date

Document 2 : Les camions de Verdun

Nature
Date

Document 3 : Le fort de Douaumont vu d’avion

Nature
Date

Document 4 : « On les aura ! »

Nature
Date
Photographie ou affiche ? Une photographie montre ce qui était devant l’appareil. Une affiche est un dessin fait pour convaincre : celle d’Abel Faivre veut donner du courage et pousser les Français à prêter leur argent.

Étape 7 · Je me repère

Dans le temps et l’espace

Situe les grands moments de la guerre des tranchées sur la frise, puis place les grandes batailles sur la carte du front.

Je m’entraîne · La frise

La Première Guerre mondiale, 1914-1918

1. Choisis un crayon, puis touche chaque bande de la frise pour la colorier. 2. Fais glisser chaque événement dans la case qui porte sa date. La case dorée, le 21 février 1916, est la date à connaître par cœur.

Guerre de position 19141915191619171918
22 avril 1915
automne 1915
21 février 1916
1er juillet 1916
décembre 1916
avril 1917

Avant : le 1er août 1914, la mobilisation (escale 36). Après : au printemps 1918, les armées se remettent à bouger, et le 11 novembre 1918, c’est l’armistice (escale 39).

Je m’entraîne · La carte

Les grandes batailles du front

1. Fais glisser le nom de chaque bataille dans sa case (le front est en rouge). 2. Avec le crayon rouge, colorie les deux régions de France où l’on se bat.

FRANCEALLEMAGNEBELGIQUEMancheParis
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Carte redessinée pour Escale Histoire (contours Natural Earth, frontières de 1914). Ypres 1915 : les premiers gaz ; la Somme 1916 ; le Chemin des Dames 1917 ; Verdun 1916.

Questions pour la classe
  1. Dans quelles régions de France se trouvent toutes ces batailles ?
  2. Pourquoi le front ne bouge-t-il presque pas entre 1915 et 1917 ?

Étape 8 · Je mène l’enquête

À toi de prouver

Réponds, puis lis l’explication. Attention : une fois la réponse vérifiée, tu ne peux plus la changer.

S’enterrer pour tenir

1. Comment s’appellent les fossés où vivent les soldats ?

S’enterrer pour tenir

2. Sur quelle longueur s’étend le front ?

La vie des poilus

3. Comment appelle-t-on les soldats français ?

La vie des poilus

4. Qu’est-ce qui rend la vie des soldats si dure ?

L’attaque

5. Que se passe-t-il au coup de sifflet ?

L’attaque

6. Contre quelle arme porte-t-on un masque ?

Verdun, 1916

7. Quand commence la bataille de Verdun ?

Verdun, 1916

8. Comment s’appelle la route qui ravitaille Verdun ?

Verdun, 1916

9. Combien de soldats meurent à Verdun ?

Écrire pour tenir

10. Pourquoi les poilus écrivent-ils autant ?

Bonnes réponses0 / 10

Étape 9 · Je retiens

La trace écrite

Fais glisser chaque mot dans le bon trou, ou touche un trou pour choisir son mot dans la liste. Attention : deux mots de la banque sont des intrus.

À partir de la fin de 1914, les soldats vivent dans des , sur un front de plus de 700 km. On appelle les soldats français les . Leur vie est très dure : la , le froid, les rats et les poux. Avant une attaque, les canons tirent des milliers d’. Puis les soldats sortent pour l’, mais les et les barbelés les arrêtent. En 1915 apparaissent les . En 1916, la bataille de dure dix mois et fait plus de 300 000 morts. Les camions ravitaillent Verdun par la . Pour tenir, les poilus écrivent des à leur famille.
Trace validée
À partir de la fin de 1914, les soldats vivent dans des tranchées, sur un front de plus de 700 km. On appelle les soldats français les poilus. Leur vie est très dure : la boue, le froid, les rats et les poux. Avant une attaque, les canons tirent des milliers d’obus. Puis les soldats sortent pour l’assaut, mais les mitrailleuses et les barbelés les arrêtent. En 1915 apparaissent les gaz. En 1916, la bataille de Verdun dure dix mois et fait plus de 300 000 morts. Les camions ravitaillent Verdun par la Voie sacrée. Pour tenir, les poilus écrivent des lettres à leur famille.
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Vivre

Dans les tranchées, les poilus affrontent la boue, le froid, les rats et les poux.

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Combattre

Obus, assauts, mitrailleuses et gaz : en 1916, la bataille de Verdun dure dix mois.

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Tenir

Les lettres, les colis, les objets fabriqués et les permissions aident les soldats à tenir.

Document agrandi

    Fiche enseignant

    CM2 · Histoire · Thème 4

    Thème officiel (BO n° 22 du 28 mai 2026)
    La France dans la Première Guerre mondiale (1914-1918). Question du thème : comment la Première Guerre mondiale a-t-elle bouleversé la société française ? L’escale 37 est la deuxième des quatre escales de la Grande Guerre (36 l’entrée en guerre, 37 les tranchées et Verdun, 38 la société mobilisée, 39 l’armistice et le bilan).
    Objectifs
    La vie des soldats sur le front ; le nord et l’est de la France, lieu des principaux combats sur le front occidental.
    Attendus travaillés
    Raconter la vie sur le front : combats et conditions de vie (étapes 2, 3 et 5) ; situer sur une frise chronologique la Première Guerre mondiale (étape 7) ; lire une carte pour situer les principaux espaces de combat (étapes 4 et 7).
    Repère
    1914-1918 : la Première Guerre mondiale. « Une grande bataille de la Première Guerre mondiale en France » : Verdun (1916), sans réduire la guerre à cette seule bataille (Ypres, la Somme et le Chemin des Dames sont sur la frise et la carte).
    Mots-clés
    Poilus ; guerre de position (reprise de l’escale 36). Mots ajoutés : tranchée, boyau, barbelés, obus, assaut, mitrailleuse, gaz, Voie sacrée, permission.
    Parti pris
    Trois verbes pour retenir : vivre (la tranchée, la boue, les rats), combattre (l’obus, l’assaut, les gaz, Verdun), tenir (les lettres, les colis, les objets, la permission). Verdun est un zoom au cœur de l’escale, avec sa carte en quatre étapes. Les soldats venus des colonies sont seulement montrés (un tirailleur sur l’image de la Voie sacrée) : ils sont expliqués à l’escale 38.
    Déroulé en 2 séances d’1 heure
    Séance 1, « vivre et combattre » : la porte du temps et l’échange oral (12 min) · récit, parties 1 à 3 (12 min) · dans la tranchée, la coupe et le poilu de 1916 (18 min) · une trace, la photo du « jus » (8 min) · mots de l’escale (10 min).
    Séance 2, « Verdun et tenir » : récit, parties 4 et 5 (8 min) · Verdun, la carte et les chiffres (15 min) · la lettre de Gaston Biron et les objets (12 min) · frise et carte des batailles (10 min) · trace écrite (15 min).
    Le quiz, les autres documents et la carte à compléter de Verdun restent pour l’autonomie, l’aide personnalisée ou la maison.
    Fiches PDF
    Les cinq fiches de l’escale (leçon, documents, exercices, évaluation, fiche enseignant et corrigés) sont réunies en un seul PDF dans l’Espace enseignant de l’accueil.
    Vigilance
    1. Poilu : avant 1914, le mot désigne un homme courageux, « qui a du poil » ; les soldats eux-mêmes disaient plutôt « les hommes » ou « les bonhommes ».
    2. Gaz : première grande attaque au chlore par l’armée allemande le 22 avril 1915 à Ypres (Belgique), puis les deux camps en utilisent. Les gaz tuent moins que les obus mais font très peur.
    3. Casque Adrian distribué à partir de septembre 1915 ; tenue bleu horizon à partir de 1915 ; masque M2 en 1916.
    4. Verdun : du 21 février au 18 décembre 1916. Environ 163 000 morts français et 143 000 allemands (plus de 300 000), et autant de blessés. Environ les deux tiers des divisions françaises y passent, grâce à la rotation des troupes (la « noria ») voulue par Pétain. Douaumont, pris le 25 février, est repris le 24 octobre ; Vaux, perdu le 7 juin, est repris le 2 novembre. La carte est simplifiée.
    5. Voie sacrée : la route de Bar-le-Duc à Verdun (environ 75 km), nommée ainsi par Maurice Barrès en 1916. On cite souvent un camion toutes les quatorze secondes au plus fort de la bataille ; le site dit « des milliers de camions ».
    6. « On les aura ! » : fin de l’ordre du jour de Pétain du 10 avril 1916, reprise par l’affiche d’Abel Faivre pour le 2e Emprunt de la Défense nationale (automne 1916). « Ils ne passeront pas » est attribué au général Nivelle (juin 1916).
    7. Pétain : son rôle à Verdun est présenté ici, sans plus. Il dirigera le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale : prévoir de le rappeler alors aux élèves.
    8. La Somme : du 1er juillet au 18 novembre 1916, offensive britannique et française, plus meurtrière encore que Verdun ; premiers chars britanniques en septembre 1916. Chemin des Dames : offensive Nivelle d’avril 1917, échec sanglant suivi des mutineries (non citées aux élèves).
    9. « Gueules cassées » : le nom vient de l’association fondée en 1921 ; le récit dit donc « on les appellera ».
    10. Lettres : jusqu’à 4 millions de lettres et cartes par jour, en franchise postale ; contrôle postal organisé à partir de 1915-1916 ; marraines de guerre dès 1915 ; permissions régulières à partir de l’été 1915.
    11. La lettre de Gaston Biron (25 mars 1916) est authentique ; elle est publiée dans Paroles de poilus (Radio France, 1998). Les extraits retirent les passages sur les cadavres, trop durs pour la classe. Gaston Biron, blessé le 8 septembre 1916, meurt le 11 septembre à l’hôpital de Chartres.
    Les images marquées « Reconstitution illustrée » ne sont pas des documents historiques. L’image de la tranchée en coupe montre des masques à cartouche plutôt de 1917-1918 : on dit simplement « masque à gaz ».
    Liens avec les autres escales
    Escale 36 (l’entrée en guerre, la Marne, l’installation du front, le soldat de 1914) ; escale 38 (la société mobilisée : femmes, usines, colonies) ; escale 39 (1918, l’armistice et le bilan) ; escale 35 (l’avion et l’automobile, devenus des armes).
    Musique de la vidéo
    Musique : « Sad Trio », « Dark Times » et « Gymnopédie n° 1 » (Erik Satie), interprétés par Kevin MacLeod (incompetech.com), licence CC BY 4.0.

    Corrigés rapides

    La tranchée. 1 La tranchée de première ligne · 2 Les sacs de terre · 3 Le guetteur et son périscope · 4 Le boyau · 5 L’abri · 6 Les barbelés · 7 Le no man’s land · 8 Le poste de secours. Le poilu de 1916. Le casque sur la tête, le masque sur le visage, la capote sur le corps, les bandes molletières sur les mollets, le bidon à la ceinture, le fusil à l’épaule.
    Verdun. 1 Verdun · 2 la Meuse · 3 Bar-le-Duc · 4 la Voie sacrée · 5 le fort de Douaumont. Chiffres : 21 février 1916, le début ; 10 mois, la durée ; plus de 300 000, les morts ; des milliers, les camions de la Voie sacrée.
    Objets. Le quart : le gobelet en métal pour boire le café, la soupe ou le vin. · Le bidon : une gourde accrochée à la ceinture, pour transporter l’eau ou le vin. · La plaque d’identité : portée au poignet, elle permet de reconnaître un soldat blessé ou tué. · Le masque à gaz : il protège les yeux et les poumons contre les gaz. · Le briquet de tranchée : fabriqué par un soldat avec une cartouche, pour allumer une bougie ou une pipe. · La douille gravée : une douille d’obus décorée par un soldat, en souvenir ou pour l’offrir à sa famille.
    Documents. Le « jus » en première ligne : photographie, 6 janvier 1916 · Les camions de Verdun : carte-photo, vers 1916 · Le fort de Douaumont vu d’avion : photographie aérienne, 1916 · « On les aura ! » : affiche, automne 1916.
    Frise. Guerre de mouvement d’août à mi-novembre 1914, guerre de position jusqu’au printemps 1918. 22 avril 1915 : les premiers gaz, à Ypres · automne 1915 : le casque d’acier · 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun · 1er juillet 1916 : début de la bataille de la Somme · décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun · avril 1917 : l’offensive du Chemin des Dames.
    Batailles. 1 Ypres · 2 la Somme · 3 le Chemin des Dames · 4 Verdun. Régions : le Nord et l’Est.
    Trace. Les intrus sont « Marne » et « armistice » (escales 36 et 39).

    Questions orales sur les 5 images du récit

    1. Partie 1. Que font ces soldats ? Pourquoi la tranchée est-elle si profonde ?
    2. Partie 2. Qu’est-ce qui rend la vie des soldats si difficile ? Que porte ce soldat ?
    3. Partie 3. Pourquoi est-il si difficile d’avancer ? Qu’est-ce qui protège les soldats ?
    4. Partie 4. Que transportent ces camions ? Pourquoi cette route est-elle si importante ?
    5. Partie 5. À qui écrit ce soldat ? Que peut-il raconter ? Que doit-il cacher ?